Chroniques litteraires

Rencontre avec France Louve

Un nouveau rendez-vous Interview aujourd’hui avec la rencontre de l’auteur France Louve que je vous invite à découvrir.

Qui est France Louve l’auteur ?

C’est justement l’auteure qui est en France D. La Louve est mon nom de plume (et de poils !) que j’ai crée, adopté quand je me suis mise à composer et interpréter des chansons. (https://soundcloud.com/france-louve/sets/tracks-france-louve)

Puis je l’ai assumé sur mes écrits dramaturgiques, mes nouvelles, mes fragments. France Louve c’est une enfant en colère, c’est une femme qui cherche ses maux et une universitaire qui s’étale beaucoup, en confiture de lettres. 🙂

Vous avez fait la majeur partie de vos études dans le littéraire mais quel a été LE déclic qui vous a poussé à écrire, enfin, votre premier roman ?

Ma première histoire, je l’ai écrite à 8 ans, période Harry Potter et Seigneur des anneaux… En plein divorce familial, je racontais l’histoire d’une enfant qui découvre qu’elle est une elfe adoptée par des humains, et qui part à l’aventure, à la recherche de ses origines… À partir de là, je n’ai cessé de raconter des histoires. Et de lire, surtout, de lire beaucoup. D’interpréter le monde avec des maximes, des formules. Le déclic pour moi c’est cette période où je me suis rendu compte qu’il fallait que je traduise mes émotions en histoire, en paroles, en sentences… En revanche, je n’ai jamais réussi à terminer un seul de mes romans. Privilégiant les pièces de théâtre, les nouvelles et appels à texte.

Vous avez participé à beaucoup de projet et écrit tant du théâtre que des essais poétiques. Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?

Les deux me plaisent. L’essai poétique est une ébauche au théâtre pour moi.
– Élaborer un point de vue, l’imager pour le rendre plus compréhensible, et l’incarner de manière concrète et sans nuances.
– Pour confronter les pensées.

L’essai poétique est une étape au théâtre. Écrire des petits fragments ressemble à des petits exercices poussés à/au bout d’une idée. Épuiser un mot et l’essorer de son sens est un plaisir sadique intellectuel assez fascinant pour moi.

Avez vous un rituel d’écriture ?

Cela dépend des projets. Si cela nécessite une immersion dans un projet en cours, c’est souvent le même. Me lever assez tôt (selon mes nuits possibles…), me préparer un thé ou un café. Prendre quelques minutes dehors à regarder le quotidien des gens se mettre en place. Et m’installer devant mon écran, prête à reprendre le cours du récit. Si je suis dans une impasse depuis quelque temps, je range mon bureau, je prends le temps de m’éclaircir les idées et mon plan de travail, je choisis une playlist trip-hop ou alternative et « je me branche ». (Là, la nécessité d’un casque de bonne qualité est indispensable).

Et en général, l’abstraction du monde dans une émotion musicale fait son office 🙂 Pour le reste, ceux qui écrivent et dessinent connaissent ce sentiment quand une idée s’impose, délie les mots et la pensée, lorsqu’elle crée la précipitation d’un stylo et d’un carnet pour retranscrire l’image aussi vite que possible. Ceux qui lisent le perçoivent tout de suite dans l’écrit. Ils pointent du doigt ce moment où une phrase fait sens, où l’envolée est forte et accrocheuse.

Qu’est ce qui vous tient à cœur dans la vie ?

Je suis viscéralement rattachée aux combats contres les injustices, pour les droits humains. C’est d’abord ça qui m’a mené à poursuivre mon désir d’écrire, décortiquer les histoires et les mots employés pour diviser et fermer les portes aux gens.

L’éducation populaire est un sujet qui me tient à cœur, la problématique carcérale, les enfants abandonnées, le déterminisme sociale (ou darwinisme social), les enjeux de l’Histoire, de l’Humanité et de ses terreurs et complexes…

Je pense que ce qui me tient à/le cœur est aussi complexe que la seule pensée de ce qu’est le cœur d’un humain… ^^ Je suis peut -être un peu trop énigmatique. Je n’ai pas mieux comme réponse maintenant en tout cas.

Que lisez-vous en ce moment ?

J’ai enfin commencé American Gods de Neil Gaiman ! C’est vraiment une écriture riche et reposante !

Également Le Viking qui voulait épouser la fille de soie de Katarina Mazetti que j’affectionne beaucoup après sa trilogie sur Linnea 🙂 .

Après ce sera La nuit sera belle de Lucie Desaubliaux chez Actes Sud.

Après je suis des séries de mangas, L’Enfant et le maudit des éditions komikku de Nagabe Arte chez le même éditeur de Kei Ohkubo, bride Stories des éditions Ki-oon de Kaoru Mori, Alice In Murderland de Kaori Yuki chez Pika Editions, les séries xxxHolic Rei et Tsubasa World Chronicles de Clamp chez Pika également.

En comics, c’est Lady Mechanicka T3 qui m’attend ! Je lis davantage de BD, comics et mangas que de romans. Les études littéraires m’ayant gavé au sens propre de littérature classique, moderne et contemporaine. Je préfère aller sur des formes qui me sont inconnues, ainsi je suis plus souvent surprise et je suis plus curieuse.

Quel a été votre dernier coup de cœur ?

En BD : Le Port des Marins Perdus de Teresa Radice et Stefano Turconi. Un opéra, roman graphique aux esquisses ensorcelantes, sur l’univers de la marine royale anglaise, les escales, les naufragés et la poésie romantique noire. Magnifique et émouvant.

En manga : J’allais dire A Silent Voice de Yoshitoki Ōima mais en réalité, je crois bien que c’est Bride Stories cité plus haut. J’ai un attrait pour les histoires et les dessins descriptifs des peuples nomades du moyen-orient. Après, c’est sûr que c’est pas un manga qui dénonce les coutumes de ces époques (ou même encore de maintenant), mais il a l’avantage d’être tourné en majorité sur des personnages féminins et de rendre hommage aussi à la force de caractère de chacune d’entre elles.

En roman : Mille Femmes Blanches de Jim Ferguss et Geisha d’Arthur Golden.

Avez vous des conseils à donner aux jeunes écrivains qui veulent, comme vous, se lancer ?

De se nourrir, lire beaucoup dans les domaines que vous aimez. Si c’est dans le même champ que vos désirs d’écriture : Sachez que rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme (Lavoisier). On ne fait que réécrire. L’idée n’est pas de créer quelque chose, mais de raconter votre voix. Car elle, elle est unique. Si c’est éloigné, c’est encore mieux. Les passerelles et les liens que vous trouverez dans des univers éloignés sont les plus inspirant !

Quels sont vos prochains projets d’écriture ? Pouvez vous les partager avec nous ?

Je suis en pleine réécriture du petit chaperon rouge en ce moment, Le Petit Capuchon Blanc, je publie les « chapitres » sur mon compte Scribay. (https://www.scribay.com/author/355600209/france-louve).

J’essaye de faire éditer/exister deux projets : Un recueil de pièces de théâtre avec pour thématique le manque/la perte et l’enfance/la famille. Et mon essai poétique sur le milieu carcéral. Et j’essaye de terminer mon plus long projet, entamé au lycée, que je ne fais que réécrire depuis : un petit roman fantasy sur le milieu du cirque avec pour protagoniste une marionnette.

Sinon j’alimente régulièrement mon blog (http://francelouve.wordpress.com) d’écrits fragmentaires.

Dans mes chroniques j’ai toujours le mot de la fin et aujourd’hui il est à vous :

Dans ce nouveau monde où tout va plus vite, tout va plus fort, il est très important que chacun puisse avoir son mot à dire, et à écrire. Ne renoncez jamais à la voix qui est la vôtre. Merci de m’avoir accordé ce temps de parole.

Merci à ceux qui auront pris la peine de la lire.

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1 thought on “Rencontre avec France Louve”

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