Chroniques litteraires

Rencontre avec E.R Link

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Aujourd’hui, c’est avec plaisir que nous partons à la rencontre de l’auteur E.R Links.

E.R Link, tout d’abord un grand bonjour et merci de vous prêter au jeu de l’interview pour mon Blog.

Qui se cache derrière E.R Link ?

Bonjour, Ellsy Lou et merci de m’accorder cette interview sur ton tout jeune blog littéraire. E.R. Link est un pseudonyme qui concentre en un nom mon histoire d’auteure. E.R sont les initiales de mes véritables prénom et nom. Link est le pseudonyme qui m’a fait connaître sur le Net, à l’époque où je publiais des nouvelles, mais aussi certains de mes romans comme « les Compagnons de l’Arc-en-ciel » ou la troisième version de « Strawberry Fields » sur des blogs.
Lorsque je me suis lancée concrètement dans l’autoédition, j’ai choisi de réunir ces deux aspects de ma vie, de mon écriture, parce que c’est aussi par le Net que j’ai rencontré mon premier public et gagné mes premiers lecteurs en 2006.

Qu’est ce qui vous a poussé vers l’écriture ?

Je crois que j’ai toujours eu ça en moi. Déjà, à 8 ans, j’écrivais des sketchs que je mettais en scène pour ma famille avec mes frères. Je montais des représentations dans nos chambres, j’invitais mes parents à y assister. À 12 ans, je m’étais lancée dans une fanfic catastrophique d’« Autant en emporte le vent ». Il y a des mots qui me viennent spontanément à l’esprit, des phrases, des personnages, des mondes. Je ne suis pas seule dans ma tête. C’est comme ça depuis toujours. Je n’ai pas connu de déclencheur d’écriture.

Depuis quand écrivez vous ?

Comme je l’ai dit, depuis que je sais tenir un stylo correctement et aligner trois phrases en français correct. Mais j’ai vraiment eu les idées de mes trois romans, que je considère comme majeurs dans ma vie d’auteure, la même année, en 1996 : « Les Compagnons de l’Arc-en-Ciel », « Strawberry Fields » et « Chroniques d’Arkania ».
« Les Compagnons », dont la première version a été rédigée cette année là, a fait l’objet du mémoire de Maîtrise de Lettres Modernes que je passais alors. Je l’ai retravaillé en 1998 et enrichi d’illustrations à l’encre de chine, puis publié une version blog vers 2006, avant de le proposer dans sa version définitive en autoédition en 2009.
J’ai débuté l’écriture de « Strawberry Fields » en 1997. J’avais rédigé la première partie dans son entier. Mais je n’arrivais pas à le poursuivre. Pour deux raisons :
La première, je m’étais mise en tête de faire se dérouler l’histoire au XXe siècle et cela ne convenait pas.
La seconde, Charlaine me terrorisait. Avec le recul, je réalise à quel point ce personnage est complexe. Je ne pouvais pas l’écrire à cet âge-là. Je n’avais pas la maturité nécessaire. J’ai essayé de le reprendre en 2001, en l’incluant dans un projet de récit historique, situé au XIXe siècle. Ce fut le même échec. Les événements, les lieux dont je dépendais géographiquement pour raconter l’histoire aboutissaient toujours à une impasse.
En 2007, j’ai tenté de publier la première partie sur blog, dans sa version historique qui a reçu de nombreux avis positifs, mais je n’étais toujours pas satisfaite. Je suis mon plus mauvais public.
En 2014, alors que j’écrivais pour m’amuser « Un Air de Liberté », une romance légère dans un univers Steampunk, ça a brusquement fait tilt dans ma petite tête. Et si je transposais « Strawberry Fields » en Terre des Brumes ? Je pourrais créer le contexte géographique, religieux, historique, éducatif, géopolitique. J’organiserais les événements comme cela me conviendrait pour servir au mieux l’histoire. Et je me suis lancée.
C’est ainsi que le roman est sorti en juillet 2015, après presque 20 ans de maturation et de réflexion.

Avez vous un rituel d’écriture ?

Non, pas spécialement. J’ai un tic. Je conserve toujours sur ma table de chevet, dans mon sac, dans chaque pièce de ma maison un carnet et un stylo dans lesquels je note mes idées, des scènes qui surgissent sans prévenir, des phrases, pour ne pas les oublier.

Vous avez réussi à créer un fabuleux univers Steampunk pour vos 3 romans, d’où vous vient votre inspiration ?

Merci beaucoup. Je puise mes sources dans la réalité. Ainsi pour « Strawberry Fields » le cadre correspond à la vie dans les orphelinats au XIXe siècle. Le collège de jeunes filles est inspiré de ceux de l’Angleterre victorienne. Les gangs de rue viennent des apaches du Paris du début du XXe siècle. La guerre de la Dicée est une sorte d’hybride entre les guerres napoléoniennes et la Grande Guerre : à la fois guerre de mouvement et de position.
Je trouve beaucoup d’inspiration dans mes lectures, dans l’Histoire. Je les utilise pour donner du corps au récit, pour le servir.

Pourquoi l’autoedition ?

L’autoédition est, aujourd’hui, le seul moyen pour les auteurs de sortir des sentiers balisés de l’édition, de proposer des textes vraiment originaux. J’ai souvent le sentiment, en balayant les sorties publiées traditionnellement, qu’il y a un lissage des écrits. On publie pour répondre à des modes. Tel type de texte fonctionne, alors on en sort des brassées, jusqu’à l’écœurement. On les met en avant, on les privilégie, et on noie les autres qui ont eu le malheur de sortir trop tôt, ou trop tard.
En s’autoéditant, on ne bénéficie, certes, pas du pouvoir de communication des médias classiques, populaires. Néanmoins, si on arrive à toucher son public, même si celui-ci n’aura pas l’amplitude de celui que pourra fédérer une maison d’édition traditionnelle, on touche le cœur même des lecteurs. Les échanges sont directs, passionnés, crus, bruts de décoffrage. Je trouve ça fabuleux de zapper les intermédiaires pour entretenir un vrai dialogue avec ceux qui font exister le livre après nous : les lecteurs.

Que lisez-vous en ce moment ?

En ce moment, j’avoue avoir une baisse de régime sur les lectures de fiction. J’ai une grosse PAL, mais je me concentre sur des textes historiques, scientifiques. Je mène beaucoup de recherches dans le cadre de l’écriture de mon projet actuel.

Pouvez vous partager avec nous vos prochains projets d’écriture ?

Après une dernière escale en Terre des Brumes, avec « Question de Temps », une aventure amusante chez les pirates, je me consacre enfin au troisième gros projet de ma vie : « les chroniques d’Arkania ». Un roman de Science-fiction d’anticipation à tendance post-apocalyptique qui requiert un travail énorme de ma part. Comme je l’ai dit, cette histoire, je l’ai en tête depuis 1996. J’ai débuté son écriture en mai 2016 et j’en ai rédigé plus ou moins la moitié à l’heure actuelle. Le projet est tentaculaire. Moi qui déteste les livres à tomes, déclinés à l’infini, je vais sans doute être contrainte de le publier en 3 ou 4 volumes pour des raisons pratiques. Il risque de comprendre trop de pages pour être publiable en one shot. C’est le confort physique du lecteur qui va m’obliger à le sectionner. Cependant, cette histoire n’est qu’une seule histoire. Je ne publierai rien tant quelle ne sera pas entièrement achevée sur le papier. Je ne la construis pas tome à tome. Elle n’est pas conçue ainsi dans ma tête. Souvent, lorsque j’arrive à la fin, je réalise que je dois reprendre des détails du début. Chose que je ne pourrais plus faire si je publiais au fur et à mesure. J’écris donc l’intégralité du texte et le sortirai également en intégralité, dans des volumes viables pour le lecteur.

A la fin de mes chroniques, je lance toujours le mot de la fin, aujourd’hui si vous le voulez bien il est à vous :

Merci beaucoup pour ton intérêt. Ton blog est encore tout jeune, je lui souhaite une très longue vie, riche de belles lectures et je te dis peut-être à très bientôt en Terre des Brumes, ou ailleurs au cours de nouvelles aventures littéraires.

Si vous désirez plus d’informations :

Amazon : https://www.amazon.fr/E.-R.-Link/e/B00UPANWDW

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